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Le Fort d’Emines

Méconnue du grand public, la position fortifiée de Namur conserve de remarquables traces de son passé militaire : neufs forts dissimulés dans des massifs boisés tout autour de la Ville de Namur. Parmi eux, le Fort d’Emines demeure presque inchangé depuis 1918.
Le Fort d’Emines

Contact : Marc Mawet
Chaussée de Perwez
Rue du Fort d’Émines
5003 SAINT-MARC
Courrier :
Projet Fort d’Émines
c/o SI La Bruyère
Rue du Village, 2
5080 MEUX
GSM : +(32)470/25.28.65 - 497/50.39.82
fortemines2018@gmail.com
www.fortemines.be
www.facebook.com/fortdemines

Voir l'itinéraire

Ce fort, remarquablement conservé (exception faite des pièces en métal, ferraillées), ouvre ses portes encore en 2019 et plonge les
jeunes visiteurs dans le quotidien des soldats au cœur des affrontements d’août 1914.

Historique

Dès 1870, après la fin de la Guerre Franco-Prussienne, il était devenu évident qu’une des armées belligérantes, c’est-à-dire la France et l’Allemagne (unifiée en 1871), n’hésiterait pas à traverser la Belgique pour attaquer l’autre. En effet, la France, ayant perdu l’Alsace et la Lorraine, construisit une barrière de forts à l’est, face à l’Allemagne. L’Allemagne, pour ne pas rester sans défenses, construisit également une ligne de forts face à la France. Le résultat fut une barrière de forts difficilement franchissable.

En regardant une carte, il était donc devenu évident que lors d’un prochain conflit, la Belgique ne serait pas épargnée ; d’autant plus que les voies de communication entre les deux grandes puissances rivales passaient le long de la Meuse et de la Sambre. Ces voies, c’est-à-dire les routes et les voies de chemin de fer, étaient indispensables pour assurer le ravitaillement et l’approvisionnement d’une armée en marche.

Afin de défendre la neutralité du pays contre la montée en puissance des armées des deux grande puissances rivales, la France et l’Allemagne, et leur agressivité croissante, gouvernement belge décida de construire vingt-et-un forts à Namur et à Liège, et de renforcer la place d’Anvers, ville devenue le « Réduit national ».

Le gouvernement de l’époque, peu désireux de remodeler et de réorganiser l’Armée belge, de modifier le système du service militaire et d’acheter de l’armement, préféra, à moindre coûts politique et financier, suivre les recommandations du Général Alexis Brialmont, c’est-à- dire construire des forts autour de Liège et de Namur, à Huy et à Visée (les deux derniers ne furent pas construits, par économie).   Le but de la construction des forts était principalement de protéger les principaux axes de communication entre l’Allemagne et la France et ainsi interdire l’usage de ces axes (routes, voies ferrées, fleuves, ponts) aux belligérants. L’Armée de campagne, quant à elle, devait freiner l’ennemi, effectuer une retraite vers Anvers et attendre l’arrivée des troupes amies qui devaient, selon le Traité de Londres (1839) accourir à notre secours..

Les autres missions des forts étaient : assurer la liberté de manœuvre de l’Armée de campagne en protégeant les ponts, interdire à l’ennemi de s’emparer de Namur, centre logistique militaire (poudrerie, fabrique de canons, …), appuyer les troupes d’intervalle, interdire à l’ennemi l’usage des axes menant vers Namur, assurer la contre-batterie, assurer un appui mutuel entre forts, assurer sa propre défense contre des attaques directes, … Un peu trop de missions, d’ailleurs !

Tous les forts ont été conçus par le général Henri Alexis Brialmont et mettent en œuvre un béton non-armé, matériau assez novateur à l'époque. Pour construire les vingt-et-un forts, le Général Brialmont utilisa tous les procédés techniques inventés en cette fin de 19ème siècle, à savoir l’électricité (éclairage, projecteur), l’hydraulique (phare), les coupoles rétractables, les coupoles blindées protégées en toit, le téléphone, l’eau potable venant d’un puits et répartie dans le fort, le drainage des eaux de condensation, …

Le Fort d’Emines est positionné au nord-ouest de la ville et est considéré comme l'un des "petits" forts de la PFN.

Les activités

Pour préparer la visite en classe, un livret pédagogique est mis à la disposition des enseignants. Il permet notamment aux enfants de comprendre les raisons de la construction des forts et leur principe défensif.

Lors de la visite, une découverte active du site, spécialement conçue pour les élèves de primaire, leur permet d’approfondir leur connaissance du fort à travers la réalisation de missions en petits groupes (« A la recherche d’informations »).

Le thème de la vie dans le fort (nourriture, hygiène personnelle, …) est également abordé. En fonction du souhait des instituteurs, d’autres thèmes peuvent être abordés, tels que la mobilisation, la préparation du fort avant les combats, les sensations, les sentiments, la peur des soldats lors des bombardements, la reddition et la captivité en Allemagne.

Fiche technique

Langue: français,néerlandais
Catégorie: éveil
Public:
de la 4e à la 6e primaire
Ouvert:
du 1er avril au 15 novembre en 2020 et en 2021
Durée et prix: 2h (visite et animation)
Groupes scolaires : 3 €/enfant avec animation et livret pédagogique 
Groupes de maximum 35 enfants par animation.
Gratuit pour les accompagnateurs.