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Tout est bon dans le champignon

Qui n’aime pas les champignons ? En fricassée, dans une omelette, en potage ou dans des pâtes … perso, j’adore. Et si comme moi vous ressentez l’appel de la nature, profitez d’une balade en forêt pour dénicher votre prochain repas !

Chercher sans se tromper

Partir à la recherche de champignons sauvages ne s’improvise pas. On sait tous que certaines espèces sont toxiques, voire mortelles. Plutôt que de jouer à la roulette russe, voici quelques conseils pour ne pas se tromper.

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Vous connaissez l’histoire de l’œuf et de la poule… pour le champignon c’est pareil : vaut-il mieux partir dans un bois et ramasser ce qu’on y trouve ou partir à la recherche de la chanterelle qui fait saliver mes papilles à l'avance ? Pour diminuer le risque d’erreurs fâcheuses, je privilégierais la seconde solution : partez à la recherche d’une ou deux variétés, pas plus.

Une fois votre « mission bolet » planifiée, il est temps de passer à l’action ! Repérez un bois dans les environs et partez en repérage, voire en quadrillage avec vos copains les moins gourmands (oui, n’oubliez pas que vous devrez sans doute partager votre butin…).

Alors, bien sûr, vous allez peut-être céder au charme de l’amanite tue-mouche. Chapeau rouge vif, parsemé de petits points blancs, joli pied élancé et collerette élégante. Elle a tout pour plaire, cette amanite ! Elle est forcément délicieuse, puisque même les limaces s’en délectent ! Erreur : ce champignon est à proscrire, car son ingestion peut provoquer des hallucinations et de solides crampes d’estomac. L’amanite fait partie de ces champignons plus jolis en photo que dans l’assiette ! 

Une amanite tue mouche dans un sous-bois

Les 2 valeurs sûres

En automne, les champignons à choisir dans les bois sont les bolets et les chanterelles. Ils cumulent deux avantages de taille : ils sont délicieux et faciles à reconnaître ! L’un est massif et le bas de son chapeau n’est pas fait de lamelles mais de petits pores… et l’autre est jaune et en forme de trompette. C’est d’ailleurs une variété que l’on trouve assez facilement en magasin (quelque fois que vous ne voudriez pas rentrer bredouille, je dis ça, je ne dis rien…).

Nous avons opté pour un bois situé près de Profondeville. Le dimanche matin était parfait : une belle lumière et un sol encore humide. L’humidité et la chaleur sont les deux éléments clés qui favorisent la récolte de champignons ! 

Pour terminer, un conseil en or… comme on ne récolte pas des champignons comme on cueille des myrtilles (sauf si les visites à l’hôpital vous réjouissent), optez plutôt pour une balade guidée ! Presque chaque week-end en septembre et octobre, vous pourrez en trouver en province de Namur. Ok, vous ne pourrez pas vous ruer sur le beau bolet que le guide aura mis au jour, mais au moins vous apprendrez en toute sécurité à les reconnaître. Et puis le plaisir, c’est aussi celui d’admirer et de photographier ces magnifiques végétaux ! Et pour le coup, l’Amanite tue-mouche (vous savez, le champignon hallucinogène) est sans doute l’un des habitants de la foret les plus photogéniques !

L’équipement à emporter :

  • Un bouquin sérieux d’identification (un spécialiste humain c’est encore mieux)
  • Une bonne paire de bottes (on se salit plus vite qu’au supermarché, promis)
  • Un panier plutôt qu’un sac pour ne pas abimer vos trouvailles
  • Un petit couteau pour extraire le champignon
  • Une bonne paire d’yeux, car les champignons sont de petits êtres discrets


Cueillette d'un bolet